Amazon : +150 Md$ en data centers. Microsoft : +100 Md$. Google : +50 Md$. La puissance de calcul est la ressource la plus rare de l'ère IA, et les investissements explosent.
Problème : la demande en électricité de ces data centers va doubler d'ici 2030, et leur délai de mise en service dépasse 2 à 5 ans. Le modèle est en train de se cogner contre un mur physique.
L'angle mort : 100 millions de supercalculateurs immobiles
Les Tesla sont déjà des supercalculateurs sur roues. Et pourtant, elles restent immobiles 95% du temps. Une capacité informatique colossale dort dans les parkings.
Imaginez 100 millions de Tesla, chacune fournissant 1 kW de puissance disponible :
→ 100 gigawatts de capacité mondiale
→ 1 000× la puissance du plus grand supercalculateur actuel
→ Zéro nouveau bâtiment à construire
→ Zéro coût de refroidissement (le véhicule l'assure déjà)
Le pattern ubérisation appliqué au compute
→ Uber ne possède pas les voitures qu'il exploite
→ Airbnb ne possède pas les hôtels qu'il loue
→ Tesla pourrait devenir un géant du cloud sans construire de data centers
Chaque propriétaire deviendrait opérateur d'une mini-centrale d'IA qui génère des revenus quand la voiture est garée. NVIDIA, Amazon, Microsoft : leur moat data centers s'effondre du jour au lendemain.
Hypothèse de Luc Allain (newsletter The Next Big Shit). Spéculatif — mais structurellement cohérent. Et ça soulève la vraie question pour les Comex : votre stratégie IA suppose-t-elle que le compute restera centralisé et cher, ou avez-vous intégré une option "compute distribué et abondant" ?